TorseNu Pride
Pendant que nous marchions ''pour notre fierté'', d'autres dansaient cranement sur les abribus
y a pas de vierge effarouchée ici ! Inutile de cacher notre plaisir pour cet autre spectacle gai,
''Venise : interdiction de se promener torse nu dans la cité lagunaire romantique'',
tenté de dire : quel dommage !
Son torse nu
Et j’ai posé mes mains sur son torse nu, c’était tiède, doux, j’ai bougé la main, il m’a laissé faire, il souriait toujours, ..., j’ai caressé son torse, du revers de la main puis du plat. Chacune de ses côtes formait un petit chemin en relief sous sa peau, jamais je n’avais caressé d’homme si mince. J’ai pensé le pauvre, qu’il est fragile, ... j’ai caressé sa poitrine, du nombril jusqu’à la gorge, j’ai caressé sa gorge, ses joues, il souriait encore, j’ai pensé pourvu qu’il ne se mette pas à rire. Il n’a pas ri. Alors j’ai posé l’autre main sur lui, j’ai caressé à deux mains son ventre et son dos, longtemps. J’ai caressé la peau de ce jeune homme que j’avais traité de voyou, de malade, je me disais il est neuf comme le sable qui virevolte dans le ciel, sa peau est neuve, et sa bouche, est neuve, sa grande bouche rose et blanche...

... Mais je ne me disais pas « Quelle putain belle et désirable tu as beaucoup servi, tu as traîné sur d’autres corps, des rêches et des gras, des brutaux et des pas encore beaux! Tu es usé, tes amants, ton mari, ça griffe jusqu’à l'érosion. Même si ça ne se voit pas tu es brisé de l’intérieur cogné dans le coins, coulé dans les corps. Touché. Pourtant je ne me disais rien de tout ça, rien de sévère, rien de triste. Je me disais quelle chance j’ai, tout ce neuf pour moi et bientôt contre moi, sur moi, quelle chance, je dois la mériter, l’amour ça ne se juge pas, le bonheur ça ne se refuse jamais et le plaisir ça se prend...
---------------------------------
texte inspiré par boudiBlog et librement adapté
01/07/07 - 10:32
tu photographie que les gens torse nu ? je te savais pas ainsi ...
alphengor