J'écoute : battre mon coeur, au cas où...
Je regarde : où il se cache
Je lis : entre les lignes de sa main
Je joue : avec mes sentiments
Je bois : ses paroles
Je cite : mes plus belles pensées, ça m'évite de...réfléchir
Je pense : de manière positive aux maux dont je suis exempt et ma vie devient plus riche.
Je rêve : d'une vie rêvée avec lui et de grandir dans ses rêves.
(mis à jour jeudi 13 juillet 2006 à 05:25)

30/08/2006

30/08/06 - 12:46

La fidélité : utopie, archaïsme ou réalité à discuter ? (2/2)

Des « méfaits » de la « fidélité…

Je connais des personnes dont le lien devient de plus en plus solide avec le temps. En fait, cette solidification du lien semble reposer sur les expériences (agréables et pénibles) vécues ensemble dans la solidarité. Les promesses de fidélité y ont – elles contribué ou au contraire sont-elles un obstacle en tentant d’imposer artificiellement des sentiments, indépendamment de ce que les personnes éprouvent réellement ? Il me faudra obtenir une piste de réponse auprès des intéressés.

Certains estiment que l’illusion de la fidélité durable constitue un piège dangereux pour le couple. Le devoir d'une éternelle fidélité ne sert qu'à faire des adultères [Jean-Jacques Rousseau]. Je le comprends : si le désir pour une autre personne n’est pas exprimé et assumé, il prend d’autant plus de force et d’importance. Au contraire, un désir ou un besoin assouvi perd de son importance alors qu’il devient de plus en plus intense avec la privation (volontaire ou non). Et souvent l’attrait de l’interdit vient encore ajouter à cette intensité.

Comment ma relation vécue au quotidien connu, parfois lassant pourrait-elle rivaliser avec la magie de celle qui serait la réalisation d’un désir inassouvi idéalisé ? Comment une situation de privation de satisfactions nouvelles pourrait-elle faire le poids devant l’aventure ? Mon dé « fidélité » semble donc pipé d’avance : il retombe toujours sur « in- »!

Mais alors de quoi dépend de la qualité croissante du contact avec mon partenaire ? Probablement de la force du lien amoureux : vivant, dynamique, nourrissant et satisfaisant. Mais tout en respectant l’individualité de chaque partenaire. C’est la nuance essentielle que je ne devrais pas oublier. Tenter de bâtir cette force sur l’interdiction de tenir compte de nos élans naturels individuels ne serait-il pas naïf et borné par l’échec ?

« L'amour qui vit dans les orages et croît au sein des perfidies, ne résiste pas toujours au calme de la fidélité. » [Rivarol]

…aux vertus de la communication sur « l’infidélité »


Selon les garçons, la frontière entre l’infidélité et le divertissement anodin se situe à des endroits bien différents. Pour certains, l’infidélité exige une relation sexuelle complète avec pénétration. Pour d’autres, les caresses, les danses lascives, le fait de désirer quelqu’un d’autre ou d’apprécier la beauté d’une autre personne sont tromperies.

Je peux m’attendre à ce que mon conjoint ne s’accorde pas par hasard sur ma définition. Le sentiment d’être trahi ou trompé et toutes les conséquences désastreuses qui en découlent venait du fait que les limites sur lesquelles je croyais pouvoir compter n’ont pas été respectées. Finalement, le caractère implicite de la promesse de fidélité a pu favoriser le dérapage. Si la limite est floue, elle a été plus facilement transgressée par mon ex- que ses désirs (ajouté au manque ponctuel de vitalité de notre couple) invitent à l’infidélité. Alors, suffirait-il d’en discuter et définir une frontière vraiment acceptable pour les deux partenaires ?

Les périodes de bonheur que je tire des débuts de relations amoureuses n’empêchent pas la douleur de la rupture. Ces aventures peuvent laisser des marques profondes dans mon identité, ma sécurité et ma confiance en moi. Il me faut donc réagir. Et accepter de tenter de repenser mon concept de couple avec un esprit plus ouvert.

Et je pense qu’avec mon futur amoureux, je vais tenter de mûrir notre réflexion sur ces hypothèses…Cette discussion risque d’être délicate mais elle vaudra mieux en amont d’une éventuelle transgression d’une norme implicite trop vague. Elle permettra peut être d’appuyer le couple sur des bases solides parce qu’elle nous forcera à aborder des sujets cruciaux comme l’attachement, la confiance et la jalousie.

Comment supporter des infidélités sexuelles ?

Le fait que les lois civiles, les normes morales et les religions réprouvent et nourrissent mes idées depuis mon enfance contribue à mes doutes. Donc le choix d’une solution hors norme m’est plus difficile même si, potentiellement plus saine, elle repose sur le respect mutuel de l’épanouissement personnel.

« Deux personnes pour faire un couple heureux, ce n'est pas assez. » [Léo Campion]

Pourrais-je accepter que des relations sexuelles avec quelqu’un d’autre viennent ajouter de la variété à sa vie ?
Même si je comprends que cela peut contribuer à préserver son amour de notre couple. J’aimerai que notre amour reste toujours passionné mais je sais (confusément !) que cette promesse est vaine et ne pourra être tenue éternellement. Ne dois-je pas oser regarder en face les implications de cette impossibilité ?

« La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel. » [Camille Laurens]

Si je renonce au « rêve de l'amour fidèle éternel », j’espère alors créer une relation plus vraie où l'autre existe vraiment, à une échelle humaine, fidèle à ses valeurs et respectueux de ses vrais besoins. C'est ainsi que je pourrais devenir une personne unique et entière en contact réel avec mon amour, cette autre personne autonome. Cela veut aussi dire que j’accepte la solitude existentielle et la responsabilité fondamentale qui en fait partie. Chacun de mes échecs « d'amour » est une occasion pour moi d'ouvrir les yeux. À moi, à nous de relever le défi d'une vie amoureuse consciente où les deux personnes peuvent vivre à leur mesure. Assez facile à dire…

------
Finalement, je constate en lisant et en écrivant que je suis toujours prêt à renoncer à mes croyances passées malgré l’inconfort de la prise de conscience des nombreuses incertitudes…Mais cela me rassure profondément sur ma capacité à rester ouvert aux idées des autres et à évoluer positivement, à sortir de mes impasses psychologiques et de continuer à trouver des voies plus pertinentes et heureuses à mes aspirations.
-----
Cette lettre ouverte en gestation est dédicacée à mon amour futur.

30/08/06 - 12:36

La fidélité : utopie, archaïsme ou réalité à discuter ? (1/2)

Après des expériences pénibles, des discussions et des lectures récentes, je m’aperçois que je manque encore de débats variés et ouverts entre amis. Mes doutes persistent sur ce sujet basique et central en amour.


Je pensais que la fidélité, vertueuse, contribuait fortement à la qualité de la relation amoureuse. Quand l'amour se montre plus fort que l'instinct. Comme s’il valait mieux aller plus loin avec quelqu'un que nulle part à plusieurs. Pour moi, faire confiance était une preuve de courage et être fidèle, un signe de force. Mais j'ai fini par m'apercevoir que je n'étais plus seul à partager la fidélité de mon homme... L’alliance ne protège qu’un seul doigt !



Ainsi, je me suis aperçu (enfin !) que pour de nombreux couples gays, la fidélité est un choix, un effort qui paraît trop difficile à tenir. Beaucoup revendiquent une relation « sérieuse »…Mais pour certains envieux de leur liberté, cela se résume à ne pas avoir plus d'un homme à la fois dans leur lit ! Notamment avec le prétexte que la vie est trop courte, le droit à des expériences variées ou de vivre ses fantasmes pourrait me paraître légitime. D’autant plus que le temps, facteur d’usure et de monotonie, ferait vivre plus difficilement les inconvénients de la vie de couple fidèle, donc le manque de renouveau et de piment…Mais je crains le risque de tomber amoureux de la nouveauté. Et de faire voler en éclat la stabilité rassurante du couple.



Ce mot n’a probablement pas le même sens pour tous : c’est pourquoi certains choisissent de décliner la fidélité : de cœur et/ou de corps. Des aventures sexuelles mais sans sentiment. La fidélité “de cœur” (une forme d’exclusivité dans l’investissement de l’amour ou de l’attachement) existerait bel et bien mais la fidélité “de corps” serait impossible à respecter. En parallèle, certains pensent pouvoir faire coexister plusieurs amours simultanément. Le plus important, serait d’en parler ouvertement avec son partenaire. Dans les débats confiance et honnêteté sont souvent cités comme une exigence de base plus importante que la fidélité « absolue ». Entre ceux qui dissimulent imparfaitement leur infidélité et ceux qui l’étalent au grand jour il y a un choix de couple à faire.



Ayant déjà vécu cette situation en tant que douloureux trompé ou trompeur, je souhaite évoluer et ne pas reproduire naïvement les mêmes erreurs à cause de prêts à penser sclérosés.
Je recherche donc encore des éléments de réponses :


1 – L’infidélité de corps n’est-elle pas une forme de polygamie immorale ?
1 b - La fidélité est-elle contraire à la nature humaine (comme la cage l’est à l’oiseau) et une forme noble de servitude...intenable ?
2 – Fidélité de cœur, confiance et liberté sexuelle sont-ils réellement compatibles pour un épanouissement ?
3 – Mon souhait actuel de relever le défi de fidélité « absolue » est-il un mimétisme archaïque et pernicieux à un modèle hétéro conforme à une morale religieuse ?
4 - Ou est-ce pour assouvir mon désir de possession, de stabilité affective et de contrôle jaloux liberticide ?
5 - Un dialogue honnête et une confiance en l’autre (sans garantie) peuvent-ils compenser les risques de l’infidélité de corps ?
6- Faut-il accepter le couple libre afin d’éviter d’être systématiquement écrasé par la perte apparemment irrémédiable du lien de confiance ?
7 - Pourquoi persister à faire des promesses tellement peu réalistes qu’elles ne sont pratiquement jamais respectées ?
8 - Bien sûr, la promesse apporte un réconfort (illusoire) mais apporte-elle une solution à l’insécurité fondamentale ?
9- Est-ce de l’honnêteté réaliste ou de la lâcheté pessimiste face au défi que de supposer dès le départ que la “lune de miel” ne durera pas éternellement, que le grand amour est un mythe ?

La synthèse complète de mes réflexions actuelles sont ici (2/2)

-----------------------------------------
Cette lettre ouverte en gestation est dédicacée à mon amour futur.

19/08/2006

19/08/06 - 10:51

Jouons les prolongations !


Lieux et moments simples

Dont la chaleur ensoleillée et savoureuse

Bénéficiait de leur partage énamouré.
Merci.

19/08/06 - 00:42

Vers le même horizon ?

Dans la même direction, tous les 3 : lui, moi et mon voleur de couleurs...


Des couleurs, il m'en inspire, surtout lumineuses, en pastels.
Tant de douceurs et de simplicité nous animent.
La vue séductrice semble si belle de ces petites îles.
Le Frioul serait trop étroit pour nous 2, nous n'y resterons pas longtemps.
Je souhaite comme lui regarder plus loin, vers le point de convergence de l'horizon.
Mais une mer sombre et inconnue ravive les blessures du passé.
Elle nous sépare de la terre ferme.

I guess that we need a lovely bridge.

Avec ou sans Sensei, je me sens l'âme d'un bâtisseur de coeur prêt à combattre mon impatience, mes épouvantes et à détruire ces obstacles.

Mais un pont nécessite 2 piliers.
Le second sera-t-il, lui aussi, prêt à temps et bon endroit ?

Citations :
"Les amis sont des compagnons de voyage, qui nous aident à avancer sur le chemin d'une vie plus heureuse." [Pythagore]
"L'amour n'est pas ce qui mène le monde, c'est ce qui fait que le voyage en vaut la peine." [Anonyme]
"L'une des choses que j'apprécie le plus quand je voyage à l'étranger, c'est de penser que je vais retourner en France." [Pierre Daninos]
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." [Marcel Proust]
"Les voyages, ça sert surtout à embêter les autres une fois qu'on est revenu !" [Sacha Guitry] Le petit carnet rouge

Citations du moment :
"Pourquoi vouloir décrocher la lune quand on a les étoiles ?" [Etienne Daho]

Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?" [Philippe Geluck] Et vous, chat va ?